Let's stop sexual exploitation and abuse by staff and peacekeepers | Mettons fin à l’exploitation et aux abus sexuels commis par des fonctionnaires ou des membres des opérations de maintien de la paix

Last year, 99 women, children and men were allegedly sexually exploited or abused by those working under the UN flag. Those who carried out these acts included military personnel, contractors, and shamefully, our own colleagues.

Faced with lives broken and intense media criticism, the leaders of our organizations and member states have rightly condemned this. 

 

A recent General Assembly resolution stated that “one substantiated case of sexual exploitation and sexual abuse is one case too many.” 

Secretary-General Ban Ki-moon told the Security Council he would name the countries of alleged perpetrators.

But despite these fine words, allegations continue to go un-investigated, high profile cases remain unprosecuted, member states continue to argue how best to prosecute guilty peacekeepers, and many staff feel too scared to report abuse for fear of retaliation.

That is why the staff unions of the UN common system, grouped under the staff federations decided to speak out and issue this statement as a wake-up call to colleagues, our organizations and member states.

We call for:

  • a stop by all to sexual exploitation and abuse;
  • a single and fair investigation process for both staff and military personnel, so no-one can claim an opt-out;
  • better reporting mechanisms for victims and staff, and more effective protection for whistleblowers;
  • zero tolerance not just for those who commit such acts but also for those in positions of responsibility who turn a blind eye or cover up;
  • a culture change at headquarters so that military forces with records of abuse aren’t contracted to peacekeeping missions; and
  • accountability for all, including through national judicial systems.

Each case of abuse and rape, whether committed by military personnel or our own colleagues, tars all staff with the same brush and damages the trust we have worked so hard to build with the communities we serve.

It is in the interest of all, most importantly those we serve, that this behavior, including all tacit tolerance, be stopped.

We look forward to your support.

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L’année dernière, 99 femmes, enfants et hommes auraient été sexuellement exploités ou abusés par des personnes travaillant pour l’ONU. Parmi les responsables de ces actes, nous comptons des membres du personnel militaire, des contractuels et pire encore certains de nos collègues.

Face à des vies brisées et aux critiques virulentes de la presse, les chefs de nos organisations et les états membres ont condamné à juste titre ces actes.

L’Assemblée générale a récemment adopté une résolution qui mentionne qu’”un cas documenté d’exploitation et d’abus sexuels est déjà un cas de trop”.

Le Secrétaire général, Ban Ki-moon a informé le Conseil de Sécurité qu’il nommerait les pays dont sont ressortissants les auteurs de ces actes.

Malgré ces belles paroles, les allégations continuent de déferler sans qu’aucune enquête ne soit ouverte. Des cas impliquant des personnalités renommées ne sont pas poursuivis en justice et les états membres continuent leurs discussions pour savoir comment poursuivre les membres des opérations de maintien de la paix rendus responsables de tels actes. De plus, beaucoup de fonctionnaires vivent dans la peur de dénoncer les abus commis, par peur de représailles.

C’est pourquoi les syndicats du personnel du système commun des Nations Unies, rassemblés au sein de fédérations, veulent parler haut et fort de cette réalité.

Si nous faisons aujourd’hui cette déclaration, c’est pour tirer la sonnette d’alarme dans les rangs des collègues, des organisations et des états membres.

Nous demandons ce qui suit:

  • mettre un terme à l’exploitation et à l’abus sexuels ;
  • mettre en place une procédure unique et équitable pour mener les enquêtes dans les rangs du fonctionnaires et du personnel militaire, de sorte à ce que personne ne puisse y échapper ;
  • améliorer les mécanismes de dénonciation dont disposent les victimes et les fonctionnaires et garantir une meilleure protection des dénonciateurs d’abus;
  • aucune tolérance vis-à-vis de ceux qui commettent de tels actes mais aussi vis-à-vis de ceux qui sont dans des positions de responsabilité et qui ferment les yeux face aux actes commis ou qui essaient de les couvrir;
  • un changement de culture au siège de sorte que les forces militaires ayant un registre marqué par les abus ne puissent pas servir dans les opérations de maintien de la paix ; et
  • une reddition des comptes qui s’applique à tout le monde, y compris à travers les systèmes judiciaires nationaux.

Chaque acte d’abus et de viol, qu’il soit commis par le personnel militaire ou par nos propres collègues, met tout le personnel dans un même sac et porte atteinte aux liens de confiance que nous avons établis avec les communautés que nous servons.

Il est de l’intérêt de tous, et surtout de ceux que nous servons, de mettre fin à cette attitude, y compris à toute forme de tolérance tacite.

Nous vous demandons votre soutien.