Why the strike is important + information session on Wednesday at 1.15 p.m. | Pourquoi la grève est-elle importante et session d’information le mercredi à 13h15

On Wednesday we are organizing an information meeting to explain the strike. It will take place at 1.15 p.m. in Room XIX.

At the meeting we will present the situation below and answer your questions.

If you vote on Thursday for a strike, which we encourage you to do, the first strike will be this Friday.

Why are you being asked to vote on a strike?

The Staff Council's regulations require a UNOG-wide vote in the case that the Council believes that a strike should be held.

The regulations also state that a strike is a tool of last resort when all other means of reaching agreement have been exhausted. We believe that we are now at that stage. 

The ICSC has so far refused to acknowledge its errors. Further, a meeting last week of its Advisory Committee on Post Adjustment Questions (ACPAQ) acknowledged problems with the way P salaries have been calculated in Geneva and elsewhere, proposed studying improvements for the future but refused to correct the current cut.

In a separate meeting between staff representatives and Secretary-General Guterres, he agreed to study options for improving the ICSC’s way of working but did not agree to reverse the ongoing cuts.

The ICSC meets again next week. Without a strong message from staff it is unlikely to change its mind. For this reason staff in Bangkok as well as at the ILO in Geneva are also discussing strike action.

Can the organization take any measures against you for striking?

As the strike is legal, the Council's senior external legal adviser has confirmed that staff who strike cannot be retaliated against.

This doesn’t exclude the possibility that salary could be retained pro rata. However, from our perspective it is not clear how it would be done. Would supervisors be able to monitor presence if they themselves are on strike? Can retention of salary be justified if the staff member has to anyway catch up at a later date on the work they didn’t carry out during the strike? Can the UN require presence at the office while promoting flexible and smart working? Can functions whose presence is more easy to measure be singled out versus other functions?

This could explain why pay was not retained during the previous strike at UNOG of 1977. However, should a day of pay be retained, this will still be less than the eventual pay cut for P staff and the risk of cuts for G staff.

What is the background to the strike and how does it concern G and P staff?

The International Civil Service Commission, which we believe to have been taking instructions from certain member states, has pursued an austerity agenda that has included: 

For staff in Geneva:

  • a 3.6 percent pay cut in the February pay slip of P staff (to be followed by a further estimated 1.5 percent pay cut in June) despite an understanding last July that the cuts would be more limited. The cuts were found by senior UN and external statisticians to be based on flawed use of methodology and calculation errors;
  • less frequent step increments and decreased education grant for P staff; and
  • an upcoming review of the methodology for setting G staff pay at which the ICSC will consider increasing the weight of local government salaries, which are lower, in the total mix. This will reduce G pay.

For staff outside Geneva:

  • cuts in the salary scale for G staff of 13 percent in Bangkok and 25 percent in Tokyo, partly from the way local government salaries have been included; and
  • reneging on a commitment to increase pay for P staff in Budapest by 7 percent.

This is against a background of austerity at the UN in Geneva which includes for example:

  • an important number of administrative G staff posts to be offshored with no clear methodology nor transparent reasoning; and
  • the decision, which we believe to have been made suddenly, to close the reference unit.

In conclusion

This vote is extremely important. We hope you will take part. And should the vote be positive we trust you will participate in the strike.

 

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Nous organisons une séance d’information mercredi afin d’expliquer les raisons qui nous poussent à faire la grève. La réunion aura lieu à 13.15 à la salle XIX.

Cette réunion sera l’occasion de vous exposer la situation actuelle et de répondre à vos questions. 

Si vous dites oui à la grève (ce que nous vous encourageons de faire), le premier jour de grève aura lieu vendredi.

Pourquoi êtes-vous consultés au sujet de la grève ?

Le règlement du Conseil de coordination de l’ONUG exige la tenue d’une consultation dans le cas où le Conseil décide de faire la grève. 

Le règlement mentionne que la grève est le dernier recours dans le cas où tous les autres moyens pour aboutir à un accord ont échoué. Nous estimons que nous sommes actuellement à ce stade. 

La CFPI a refusé d’admettre les erreurs commises. De plus, la réunion de son Comité consultatif pour les questions d’ajustement (CCPQA) tenue la semaine dernière a reconnu l’existence de problèmes pour ce qui est du calcul des salaires des fonctionnaires de la catégorie P à Genève et ailleurs et a proposé d’envisager des améliorations à l’avenir mais a refusé de corriger les résultats erronés.

Lors d’une réunion tenue entre le Secrétaire-général et les représentants du personnel, M. Guterres a accepté d’examiner les options visant à améliorer la manière de travailler de la CFPI mais n’a pas accepté de revenir en arrière pour ce qui est des coupes salariales envisagées. 

La CFPI tiendra une autre réunion la semaine prochaine. La CFPI ne changera pas d’avis si nous n’envoyons pas un message fort. C’est pourquoi les fonctionnaires à Bangkok de même que les fonctionnaires du BIT à Genève sont en train de discuter des possibilités de faire la grève aussi.

Est-ce que l’organisation peut prendre des mesures contre vous si vous faites la grève ?

La grève étant légale, le conseiller juridique principal du Conseil de coordination a confirmé qu’aucune mesure de représailles ne peut viser ceux qui font la grève. 

Cela n’exclut pas la possibilité d’une déduction pro rata de salaire. Cela dit, il n’est pas clair pour nous comme cela pourra être fait. Est-ce que les superviseurs pourront surveiller la présence de leurs subordonnés s’ils sont eux-mêmes en grève ? Est-ce que la déduction de salaire peut être justifiée si le fonctionnaire décide de rattraper le retard accusé dans son travail ? Est-ce que l’Administration peut exiger une présence à un moment où les arrangements de travail flexible sont permis ? Peut-on pointer du doigt certaines fonctions où les absences sont facilement repérées  par rapport à d’autres fonctions ?

Tout cela peut expliquer pourquoi il n’y a pas eu de déduction de salaire lors de la grève qui a eu lieu à l’ONUG en 1977. De toutes les manières, à supposer qu’une déduction de salaire est faite, cela restera inférieur aux coupes salariales introduites et aux risques de réduction de salaire qu’encourent les agents des services généraux.

Quel est le contexte de la grève et pourquoi concerne-t-elle les fonctionnaires de la catégorie G et P ?

La Commission de la fonction publique internationale, qui de notre avis est en train de suivre les instructions données par certains états membres, est en train de mettre en œuvre un programme d’austérité qui comprend ce qui suit : 

Pour les fonctionnaires à Genève :

  • une coupe de salaire de 3,6% pour les fonctionnaires de la catégorie P (cette coupe sera suivie d’une autre coupe de 1,5% prévue pour le mois de juin) malgré une entente conclue en juillet selon laquelle les coupes seraient moins importantes. Selon des statisticiens hors classe de l’ONU et de l’extérieur, ces statistiques se fondent sur un usage incorrect de la méthodologie et sur des erreurs de calcul ;
  • des échelons moins fréquents et une baisse de l’indemnité pour frais d’études ;
  • et l’examen de la méthodologie pour fixer la rémunération des agents des services généraux. La CFPI prévoit d’accorder un poids plus important aux salaires des employés des gouvernements qui sont en général moins élevés que ceux des fonctionnaires travaillant dans le secteur privé. Cela impliquera une baisse de la rémunération des agents des services généraux.

Pour les fonctionnaires en dehors de Genève :

  • des coupes salariales de 13% pour les agents des services généraux à Bangkok et de 25% à Tokyo, du fait de l’inclusion des salaires des employés des gouvernements ;
  • et un engagement non respecté d’augmenter la rémunération des fonctionnaires de la catégorie P à Budapest.

Tout cela a lieu dans un contexte d’austérité qui menace Genève et qui implique ce qui suit :

  • un grand nombre de fonctions administratives seront délocalisées sans une méthodologie claire ni un raisonnement transparent ;
  • et la décision, soudaine selon nous,  de supprimer l’unité des références.

Conclusion

Cette consultation est extrêmement importante. Nous espérons que vous allez y prendre part. Si le résultat du vote est positif, nous espérons que vous serez nombreux faire la grève.