What is next in our fight against harassment | Prochaines étapes dans notre lutte contre le harcèlement

Two recent staff surveys have revealed rampant harassment and abuse across the UN system, and highlighted the urgent need for concrete changes in how the UN handles cases of misconduct.

The survey conducted by Deloitte, on behalf of the Secretary-General focused only on sexual harassment. The results, which were widely reported in international media this month, indicate that a third of all staff have experienced sexual harassment in the UN context, and that only a minority of victims choose to take action as a result.

Meanwhile, the survey conducted by the CCISUA staff federation, of which we are a member, covered all forms of harassment, as well as discrimination and abuse of authority. We are pleased to share with you a detailed presentation of this survey’s results, following the initial findings that were announced in December. Your responses, including some 10,000 individual comments from over 6,000 participants, helped establish clear and striking patterns:

 

  • Prohibited conduct is widespread across the UN system, and affects women disproportionately. According to our survey, women are nearly five times more likely than men to be the victim of sexual harassment. Younger staff and personnel on ‘weaker’ contracts also tend to be in a more vulnerable position.
  • UN personnel are reluctant to report misconduct because they do not trust the system and because they fear reprisal. Sadly, almost half of those who reported harassment believe they were subjected to retaliation.
  • Staff experience with formal mechanisms are particularly damning: instead of receiving protection, victims tend to be left in the dark, often continuing to work under the alleged offender for an indefinite period and without any update on their case. Investigations can drag on for several years, and a significant number of respondents reported conflicts of interest or breaches in confidentiality during the course of the investigation.

Together, these two important surveys demonstrate that the UN’s current culture and redress mechanisms are in urgent need of repair. It is clear that, despite some welcome steps, the administration’s measures do not yet go far enough to protect staff from misconduct. In short: the mechanisms currently in place simply aren’t working.

 

We believe the UN must do better to tackle misconduct in all its forms – including harassment, discrimination and abuse of authority – and that its policies and procedures must be genuinely grounded in the real-life experiences of staff. To this end we have used our membership of the staff-management working group on harassment to ask that it examine the survey results. We will also look at the handling of recent harassment cases to see what lessons can be learned.

 

The Staff Coordinating Council takes this issue very seriously, and we will continue to draw on your insights to guide our actions and advocacy, and to identify solutions that will make a real difference. We have already approached the Office of the Director-General of UNOG, which has expressed its commitment to work with us on this issue.

We will keep you informed of next steps.

----------

Les deux enquêtes menées récemment auprès du personnel ont révélé une recrudescence des cas de harcèlement et d’abus dans l'ensemble du système des Nations Unies et ont mis en lumière la nécessité urgente d'apporter des changements concrets à la manière avec laquelle l’ONU traite les cas de conduite prohibée.

L'enquête menée par Deloitte et mandatée par le Secrétaire général, ne portait que sur le harcèlement sexuel. Les résultats, qui ont été largement couverts dans les médias internationaux ce mois-ci, indiquent qu'un tiers des fonctionnaires ont été victimes de harcèlement sexuel sur le lieu de travail et que seul un nombre restreint d’entre eux décide de réagir.

Par ailleurs, l'enquête menée par la CCISUA (le Comité de coordination des associations et syndicats du personnel international du système des Nations Unies), dont le Conseil de coordination fait partie, portait sur toutes les formes de harcèlement, ainsi que sur la discrimination et l'abus de pouvoir. Nous avons le plaisir de partager avec vous une analyse détaillée des résultats de cette enquête qui fait suite aux premiers résultats qui ont été annoncés en décembre. Vos réponses, y compris les quelque 10 000 commentaires individuels reçus des 6 000 participants, ont aidé à établir des tendances claires et frappantes :

  • La conduite prohibée est répandue dans l'ensemble du système des Nations Unies et touche les femmes de manière disproportionnée. Selon notre enquête, les femmes sont près de cinq fois plus susceptibles que les hommes d'être victimes de harcèlement sexuel. Les fonctionnaires jeunes et ceux ayant des conditions contractuelles instables se retrouvent souvent dans une position plus vulnérable.
  • Les fonctionnaires sont réticents à signaler les cas de conduite prohibée car ils n’ont pas confiance dans le système et ils craignent les représailles. Malheureusement, près de la moitié des personnes qui ont signalé avoir été harcelées croient avoir fait l'objet de représailles.
  • L'expérience du personnel avec les mécanismes formels est particulièrement accablante : au lieu de recevoir une protection, les victimes ont tendance à être laissées dans le noir, continuent souvent à travailler avec l’auteur présumé de conduite prohibée pendant une période indéterminée et sans aucune mise à jour sur leur cas. Les investigations peuvent prendre plusieurs années avant d’être complétées et un nombre important de participants ont signalé des conflits d'intérêt ou des atteintes à la confidentialité au cours de l'investigation.

Ces deux enquêtes importantes démontrent que la culture actuelle de l'ONU et ses mécanismes de recours ont un besoin urgent de réparation. Il est clair qu'en dépit de certaines mesures bienvenues, les mesures prises par l'Administration ne vont pas encore assez loin pour protéger le personnel contre la conduite prohibée. En résumé, les mécanismes actuellement en place ne fonctionnent tout simplement pas.

Nous pensons que l'ONU doit faire plus pour lutter contre la conduite prohibée sous toutes ses formes - y compris le harcèlement, la discrimination et l'abus d'autorité - et que ses politiques et procédures doivent être véritablement fondées sur les expériences réelles du personnel. Pour ce faire, nous avons formulé une demande d’examiner les résultats de cette enquête dans le cadre du groupe de travail personnel-administration sur le harcèlement dont nous faisons partie . Nous examinerons aussi de près la manière avec laquelle les cas récents de conduite prohibée ont été traitées afin d’en tirer les leçons.

Le Conseil de coordination prend cette question au sérieux et s’inspirera de vos idées pour guider ses actions et son plaidoyer, et pour identifier des solutions qui feront une réelle différence. Nous avons déjà pris contact avec le Bureau du Directeur général de l’ONUG qui a exprimé son engagement à travailler avec nous sur cette question.

Nous vous tiendrons informés de la suite qui sera donné prochainement à ce sujet.